Le secteur du coaching

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Le métier du coaching : état des lieux

Pratique d’accompagnement importée des Etats-Unis en France à la fin des années 1980, et initialement dédié au domaine du sport, le coaching s’étend désormais dans de nombreux domaines.

Actuel­le­ment aucun diplôme n’est obli­ga­toire pour exer­cer comme coach.

La France compte entre 1500 et 2000 coachs avec une cen­taine de nou­veaux coachs chaque année, selon l’APCE (Agence Pour la Créa­tion d’Entreprise, août 2015).
L’APCE cite éga­le­ment des études chif­frées de la SFCoach d’après les­quelles un peu moins de 30% des coachs vivent uni­que­ment de la mis­sion de coa­ching.

Cer­taines asso­cia­tions pro­fes­sion­nelles de coa­ching tra­vaillent à orga­ni­ser la pro­fes­sion, et déclarent avoir accré­di­té à ce jour envi­ron 450 coachs (ICF France, SFCoach, Syn­tec, EMCC, AFIPP).

Afin de répondre aux exi­gences des nou­velles réformes sur la for­ma­tion conti­nue, deux orga­ni­sa­tions pro­fes­sion­nelles ont aus­si obte­nu la recon­nais­sance par le Minis­tère du Tra­vail du métier de Coach Pro­fes­sion­nel au Registre Natio­nal des Cer­ti­fi­ca­tions Pro­fes­sion­nelles.

Trois associations professionnelles du coaching ont, par ailleurs, identifié en décembre 2012 les 5 critères suivants comme prérequis à l’exercice du coaching de façon professionnelle :

1 / Avoir sui­vi une for­ma­tion spé­ci­fique au coa­ching.

2 / Avoir sous­crit à un code de déon­to­lo­gie, expli­ci­tant entre autres l’obligation du secret pro­fes­sion­nel, l’interdiction d’exercer tout abus d’influence, la néces­si­té de res­pec­ter la limite de ses com­pé­tences pro­fes­sion­nelles.

3 / Eta­blir des contrats clairs avec ses clients et, lorsque cela s’applique, avec l’organisation com­man­di­taire, abor­dant le contexte et les objec­tifs du coa­ching, le rôle du coach, les dis­po­si­tions du Code de Déon­to­lo­gie, les détails du pro­gramme (durée, nombre de séances, lieu,..), les hono­raires et les condi­tions de paie­ment, le droit du client à mettre fin au contrat.

4 / Pou­voir témoi­gner :

• d’une pra­tique conti­nue du coa­ching asso­ciée à une super­vi­sion régu­lière de celle-ci, d’un enga­ge­ment de déve­lop­pe­ment pro­fes­sion­nel per­ma­nent et de for­ma­tion conti­nue,
• d’un sou­ci de déve­lop­pe­ment per­son­nel et de tra­vail sur soi, notam­ment par une démarche thé­ra­peu­tique.

5 / Avoir la capa­ci­té d’expliciter sa pra­tique avec des réfé­rences théo­riques éta­blies dans le cadre d’une démarche réflexive, avoir une approche bien­veillante, cen­trée sur la per­sonne, l’équipe ou le sys­tème humain accom­pa­gné, avoir la volon­té et la capa­ci­té de les accom­pa­gner vers leurs objec­tifs, en auto­no­mie et res­pect du libre-arbitre.

Le coaching étant un métier, le meilleur apprentissage se fait en pratiquant sur le terrain.

Il est de ce fait essen­tiel que les for­ma­teurs de coachs et les coachs pro­fes­sion­nels aient eux-mêmes des clients en coa­ching et rien ne rem­place une solide expé­rience dans la pra­tique du coa­ching pour savoir coa­cher.

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